b0LSh0I b00ZE’s Swan


First Time…
31 janvier, 2007, 9:12
Classé dans : : Fanfictions, : One-Shot

Première histoire que je poste sur ce blog en espérant qu’elle vous plaira… 

 

FIRST TIME…

Disclaimer : la série Prison Break ne m’appartient évidemment pas malgré toutes les lettres que j’ai envoyées à la Fox, elle reste la propriété de Paul T. Scheuring. Mais je pense qu’il ne m’en voudra pas d’un petit emprunt, non ?

NdA : One-Shot (un seul chapitre) que j’ai un peu écrit sur un coup de tête, et voilà ce que ça donne quand Prison Break et l’une de mes idées farfelues se mélangent (et surtout je me dépêche de la poster avant de ne bientôt changer d’avis *grin*). Méfiez-vous, le titre peut parfois être trompeur ^^

POV Mystère (à vous de le découvrir ;)) - SPOILERS 2×11 et 2×14

La première fois qu’il tient une arme, sa main tremble légèrement. C’est infime, mais si quelqu’un s’approchait un peu plus de lui et fixait ce point-là, il remarquerait ce léger détail. Bien sûr, personne n’ose s’approcher de lui. Il tient une arme. C’est normal. A vrai dire, en y réfléchissant, normal n’est pas le mot correct pour qualifier cette situation.
Si on lui avait dit des années auparavant qu’il tiendrait une arme, il n’aurait tout simplement pas cru la personne en face. Ce n’est pas franchement un fervent partisan des armes à feu, et encore, le dire comme cela est un euphémisme, il a toujours détesté les armes à un point inimaginable. La violence n’a jamais été pour lui la solution et elle ne le sera sans doute jamais.
Alors quand il se tient debout, une arme à la main – sans oublier une autre cachée dans sa veste, évidemment – face à la guichetière de la banque, il se redemande encore pourquoi a-il décidé de braquer une banque, armé. Il connaît la raison, c’est certain. On pouvait dire qu’il a un peu étudié la justice, et qu’un braquage de banque sans arme ne vaux pas tellement un séjour en haute sécurité. Toutefois, il y a des fois où il se demande s’il n’y avait pas eu d’autres solutions que celle-ci. Autre qu’un braquage de banque à main armée.
Mais apparemment de tous les crimes envisageables – qui pouvaient mériter un séjour en prison à un degré de sécurité maximal, précisément – il n’y avait eu que celui-ci qui avait été une solution convenable. Et encore, convenable est un bien grand mot.
Sa main tremble légèrement. Pourtant, elle est ferme lorsqu’il appuie sur la détente.
Une première fois. Une deuxième fois. Une troisième fois. En l’air. Bien sûr.
Il entend des cris fusés de toute part, mais ce n’est rien comparé au bruit que fait l’arme en elle-même. Le son semble résonner dans sa tête tel des milliards de bombes nucléaires qui explosent en même temps. Pour un peu plus, cela lui aurait donné la nausée. Et un mal de tête en prime.
Il sait cependant que c’est pour une bonne raison qu’il fait cela. Alors pour si peu, il ne va pas s’en plaindre.
Sa main tremble légèrement. Ce n’est pas tellement le fait de tenir une arme qui le répugne. C’est plutôt le fait de blesser quelqu’un, éventuellement. Et quand il pointe son revolver sur la femme, des images s’insinuent, malgré lui, dans son esprit. Des images sanglantes pour être tout à fait franc. Et ce n’est pas vraiment le moment de s’imaginer ce qu’il se passerait si son doigt appuie par inadvertance sur la gâchette.
Rectification, ce n’est pas vraiment la première fois qu’il tient une arme.
Avant d’en tenir une maintenant, il en avait essayé chez l’armurier. Ce fut là son premier contact avec cette matière glacée sous ses doigts. Il se souvient encore de l’armurier lui dire qu’il n’avait pas la tête de l’emploi. Mais qui l’avait vraiment ? pense-t-il ironiquement.
Il se rappelle également s’être demandé ce que dirait ce cher bon monsieur s’il voyait ce qu’il fait à présent avec ses produits. Il ne peut assurément le blâmer pour ça – la vente d’arme est, après tout, légale aux Etats-Unis. Il lui en est presque reconnaissant.
C’est pour la bonne cause.
Tout de même, les jours suivants, c’est à peine s’il n’en a pas des nausées à repenser à ce contact, à ce son, à cette vue. Il se dit vraiment que c’est la dernière fois qu’il touche à cette chose. Même si c’est pour la bonne cause. En l’occurrence, cette fois-ci, était de sortir son frère des barreaux.
Malheureusement, quand ils sont enfin dehors, ce n’est définitivement pas la dernière fois qu’il touchait à cette chose. On peut même dire que ne sera pas la dernière fois tout court si le rythme continue ainsi.
La deuxième fois est presque tout autant nécessaire que la première. Pour une toute autre raison néanmoins. Légitime défense. Il ne peut pas laisser les bons copains du Coyote prendre cette arme. Cela signerait leur arrêt de mort sinon.
Quoi qu’en voyant son ancien co-détenu et ami, cette dernière option n’est que très peu envisageable. Il lui en est reconnaissant pour cela. Il ne sait pas s’il serait capable d’appuyer encore une fois sur la détente comme la première fois. Non pas qu’il n’en ait pas le courage, mais pour une toute autre raison.
Une raison qu’il préfère garder pour lui-même. Pour le moment.
Il n’y a pas de troisième fois, ni de quatrième fois d’ailleurs. Pour l’instant.
Mais quand il voit ce que fait cette chose intentionnellement à celui qui a gâché à la fois la vie de son frère, et également la sienne – et par occasion, l’a obligé à tenir cette chose plus de fois qu’il ne s’était imaginé en une seule année – il se dit définitivement qu’il ne s’en servirait plus jamais.
Cependant, étant donné sa condition de fugitif le plus recherché du pays de l’oncle Sam, il ne voit pas comment il pourrait faire autrement.

FIN


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