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NdA : Voici ma seconde histoire “longue” qui date d’il n’y a pas très longtemps. Cette fois-ci, cette fanfiction sera sous la forme d’épisodes et comportera plusieurs points de vue différents pour chaque épisode. Voici le synopsis pour mieux comprendre le contexte de mon histoire :
Synopsis :
Nous sommes trois ans après les huits de Fox River, Lincoln a été innocenté et a retrouvé son fils LJ, ils vivent désormais dans un coin tranquille de la Nouvelle Angleterre, essayant du mieux qu’ils peuvent d’échapper aux médias qui les assaillent depuis la fin de la conspiration. Sucre, quant à lui, a décidé de s’installer au Panama - même s’il n’est à présent plus considéré comme un fugitif - avec Maricruz et son fils de presque trois ans nommé Micael. Sara, elle, tente de retrouver tant bien que mal une vie normale après le tragique évènement.
Vous vous demandez sûrement quel est ce tragique évènement ? Et bien cela va faire un an, jour pour jour, que Michael Scofield, le “mastermind” de l’évasion des huits de Fox River, a disparu sans laisser de traces. Personne ne sait s’il est encore en vie ou non. Tout ce que l’on sait c’est qu’il n’est plus jamais apparu depuis.
Seulement cet “anniversaire” de sa disparition ne vient pas sans un autre évènement…
Une nouvelle conspiration semble se tramer. Et certaines personnes ne s’en sortiront peut-être pas indemnes…
EXPECT THE UNEXPECTED…
… Hidden Memories
Episode 1 : Pilot
Il avait suffit d’une seconde d’inattention, une infime seconde, mais qui pourtant avait fait que le drame puisse survenir.
Une seconde. Un mètre de plus dans la voiture. Un regard alerté, mais trop tard. La collision venant à bout portant.
Un choc violent à la tête. Une immense douleur. Des cris qui résonnent dans sa tête tels de milliards bombes qui explosent.
Et puis plus rien. Le noir complet. L’évanouissement. L’esprit qui sombre dans l’obscurité totale.
Le silence.
-:-
Le docteur Helena Davies avait terminé sa journée à l’hôpital. Elle soupirait de soulagement en se réjouissant d’avance à l’idée de la bonne tasse de chocolat chaud qui l’attendait à son appartement et au bon bain moussant qu’elle aurait bientôt.
La journée avait été assez banale, enfin banale du point de vue d’un médecin affecté au Service des Urgences. Etrangement, ce jour-ci, les urgences avaient été peu nombreuses. Helena ne savait pas s’il fallait s’en réjouir ou plutôt s’en inquiéter. Cette journée était un peu trop utopique pour durer jusqu’à la fin, songea-t-elle avant de chasser cette pensée tout au fond de son esprit. Qu’est-ce qu’elle était pessimiste !
Ce fut dans cet état d’esprit que la jeune femme se dirigea au comptoir d’accueil de l’hôpital afin de souhaiter une bonne nuit au gardien de nuit nommé Bob, un homme sympathique toujours prêt à rendre des services.
« Alors Lena, t’as fini ta journée ? » demanda-t-il d’un ton amical.
La doctoresse lui sourit.
« Comme tu le vois Bob, j’ai fini et je compte- »
Mais avant qu’elle ne puisse terminer sa phrase, Bob lui intima de se taire en allumant son talkie-walkie. Elle pu alors entendre une voix légèrement déformée en sortir :
« Ici, ambulance 25, demande permission d’entrer au Service des Urgences. A un homme grièvement blessé suite à une collision de voitures. Je répète, ici, ambulance 25, demande permission d’entrer au Service des Urgences. »
Le gardien appuya sur un autre bouton et répondit : « Permission acceptée. Communication terminée. »
L’instant d’après, sur le tableau de commande, il pressa un bouton qui devait permettre à l’ambulance d’entrer au Service des Urgences.
Lena avait observé tout le manège du gardien sans dire un mot, puis alors qu’elle ouvrait la bouche pour dire quelque chose, Bob l’interrompit d’un ton paternel :
« Rentre chez toi. Le service de nuit va s’en occuper. Tu as eu une assez longue journée comme ça. »
La jeune femme allait protester – il n’était pas dans ses habitudes de partir alors qu’un blessé avait besoin de soins intensifs - lorsque les portes d’entrée s’ouvrirent brusquement, laissant entrer un homme, dont elle ne distinguait pas le visage, allongé sur un brancard entouré d’une foule d’infirmiers et de médecins.
Son instinct professionnel prenant le dessus, elle accouru vers eux d’un pas empressé, tout en ignorant les appels du gardien de nuit. Une fois à leur hauteur, elle interrogea impatiemment :
« Quel est le premier bilan ? »
Ce fut un jeune infirmer qui lui répondit.
« Un violent choc à la tête, traumatisme crânien possible, bras droit cassé, de nombreuses contusions sur tout le haut du corps. Il est possible qu’il soit tombé dans le coma après un choc pareil. D’ailleurs… »
Cependant le docteur ne l’écoutait déjà plus, le corps allongé sur le brancard avait attiré son regard. La tête du blessé était grièvement atteinte, mais laissait deviner un beau visage. Ses yeux étaient fermés si bien qu’on aurait cru qu’il était paisiblement endormi si il n’y avait pas toutes ses blessures pour le démontrer. Le cœur d’Helena se serra douloureusement à cette vue. Elle ne connaissait que trop bien ce genre d’expression sur les visages.
En regardant un peu plus, l’homme lui sembla brusquement familier. Il lui semblait l’avoir déjà vu quelque part. Elle se secoua alors la tête. C’était impossible. Mais pourtant malgré ses blessures à la tête, son visage lui paressait familier.
« Docteur Davies ? »
Elle sortit brutalement de ses pensées quand l’infirmer l’interpella. En jetant un dernier coup d’œil au blessé, elle retourna son attention au jeune homme :
« Oui ? »
« Je disais qu’il faudrait l’amener en salle d’opération au plus vie, il semble faire une hémorragie interne. »
Soudain, la jeune femme se maudit intérieurement de rêvasser alors que la vie d’un homme était peut-être en jeu.
Alors, en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, le blessé fut envoyé en salle d’opération. La doctoresse avait insisté pour y être – sans savoir pourquoi, sans doute un instinct plus profond – malgré le fait que sa journée de travail était normalement terminée. Sans raison particulière, elle avait besoin d’assister ce patient à l’air étrangement familier.
Les autres médecins n’acceptèrent qu’à contrecœur sa présence, mais lui demandèrent toutefois de rester à l’écart. Ils allaient commencer l’opération lorsque la jeune femme s’écria soudainement d’une voix ébahie « Oh mon Dieu ! » tout en fixant un endroit sur le haut du corps du blessé.
Ignorant les regards désapprobateurs de certains de ses collègues, Lena s’approcha de la table d’opération, fixant toujours le même point.
Elle venait de réaliser quelque chose. Cet air familier. Ce qu’elle avait juste sous les yeux. Tout se concordait. Il n’y avait plus de doutes possibles.
Seulement le docteur préféra demander :
« Avez-vous une idée de l’identité du blessé ? »
Elle entendit quelques grognements réprobateurs de la part de certains médecins, mais ne s’en fit pas.
« Non, il n’avait aucun papier sur lui, pas même un numéro de téléphone qui pourrait nous indiquer un indice sur son identité, » répondit le infirmier qui lui avait répondue plus tôt. « C’est comme si c’était un John Doe. »
La jeune femme soupira bruyamment sous son masque. Evidemment. Aucun papier qui ne prouvait prouver son identité. Mais elle était certaine de savoir qui était cette personne par le moyen d’un indice infaillible.
« Pourquoi posez-vous cette question Dr Davies ? » demanda un autre de ses collègues.
Elle regarda le visage du patient pendant une seconde, avant de baisser le regard sur son torse, puis leva à nouveau le regard vers les autres.
« Parce que j’ai une idée de son identité. »
« Ah oui ? » répondit sarcastiquement l’un des médecins désapprobateurs. « L’identité vous ait apparu d’un coup de baguette magique peut-être ? Voyons Davies, cessez de faire votre intéressante, je vous en pris, pour l’amour du ciel. »
La doctoresse feignit de ne pas avoir entendu la phrase de son collègue, et continua d’une voix légèrement tremblante :
« Je crois penser que cet homme n’est autre que Michael Scofield. »
A cette phrase, elle baissa une nouvelle fois les yeux sur ton torse. Un torse tatoué précisément.
Un démon tuant un ange.
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Dans une ruelle malfamée, un homme était dissimulé dans l’obscurité d’un vieux bâtiment miteux quand soudain une sonnerie de téléphone retentit et résonna dans la totalité de l’endroit. L’homme habillé d’une veste de cuir noir décrocha.
« Allô ? » dit-il d’une voix grave.
« Avez-vous exécuté la mission ? » demanda avec empressement une autre voix masculine.
L’homme à la veste noire eut alors un étrange sourire avant de répondre :
« Parfaitement. »
Ce dernier jubilait à l’idée de ce qu’il venait de faire, mais l’autre homme ne partageait apparemment pas sa bonne humeur.
« Alors, pourriez-vous me dire pourquoi mes hommes l’ont vu embarquer dans une ambulance ? Vous avez d’étranges méthodes de travail. Il devrait être mort à l’heure qu’il est ! » s’énerva son interlocuteur. « Si jamais quelqu’un apprenait la vérité… »
« Oh, ne vous inquiétez pas mon cher bon Monsieur, » répondit l’inconnu, le sourire toujours aux lèvres. « Je ne crois pas qu’il sera en état de dévoiler quoi que ce soit à qui que ce soit pendant un long moment, et quand viendra ce moment, je serai là pour m’assurer qu’il ne le raconte à personne. »
Sur cette phrase, il raccrocha l’air satisfait, et s’éloigna de la ruelle d’un pas silencieux.
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A quelques dizaines de kilomètres de là, dans un coin légèrement reculé de la Nouvelle Angleterre, Lincoln Burrows venait de rentrer chez lui de sa longue journée de travail. Bien qu’il ait reçu des indemnisations de la part de la Compagnie après la fin de toute cette affaire, il avait préféré se chercher du travail au lieu de rester toute la journée dans sa maison à ne rien faire.
Cela faisait maintenant deux ans que lui et son fils de dix-neuf ans, LJ, habitaient dans cette maison éloignée du Centre Ville. Ils l’avaient bâtie de leurs propres mains. Lincoln eut un sourire à la pensée d’une certaine soirée d’il y a trois ans où il avait discuté avec son fils au téléphone, et se dit que la vie n’avait pas été totalement injuste avec lui et sa famille. Mais son sourire disparu aussi rapidement qu’il était apparu lorsqu’il repensa à lui.
Il tenta de repousser ces pensées. Il n’était pas bon de repenser au passé. Pourtant il avait espéré. Espérer qu’il puisse réapparaître un jour. Mais cela ne s’était jamais réalisé aussi puissants que soient ses souhaits.
Un an. Le lendemain. Cela allait faire un an qu’il avait disparu.
Un an qu’il tentait de se dire que ce n’était pas sa faute s’il avait disparu ainsi.
Pourtant, il devait avouer qu’aujourd’hui était une journée assez singulière. Il avait un étrange pressentiment, bizarrement. Le sentiment que quelque chose allait se dérouler sans savoir si c’était une bonne chose ou une mauvaise.
« Papa ? »
Lincoln releva brusquement la tête vers son fils qui venait d’apparaître dans le hall d’entrée. Il se composa un air détendu, puis le salua d’une tape sur l’épaule tout en ignorant la grimace de celui-ci.
« Hé fiston ! »
Le concerné leva les yeux au ciel à l’entente de l’appellation.
« Au fait, Sara a laissé un message. Elle a- »
Lincoln n’écoutait plus son fils, et se dirigeait déjà vers le téléphone où il appuya sur le bouton du répondeur. Le « BIP » habituel retentit, puis la voix de Sara résonna alors dans le salon des Burrows :
« Hum… Salut Linc, LJ… C’est Sara… Hum… En ce moment je suis à Rhode Island pour affaires et hum… j’avais pensé à vous faire une petite visite, peut-être pourrions-nous nous voir demain ? En tout cas si vous êtes d’accord, vous connaissez mon numéro. »
Quand la pièce redevint silencieuse, le père leva les yeux vers son fils qui avait adopté un air renfrogné et croisait à présent les bras, cela le fit rouler des yeux.
« Si tu voulais me dire que Sara nous rendait visite, fallait me le dire tout de suite, » dit-il d’une voix moqueuse, ce qui sembla agacer encore plus le jeune homme si c’était possible.
« Je voulais t’annoncer la nouvelle mais tu ne m’as pas écouté ! » répliqua ce dernier. « Tu t’es tout de suite jeté sur le téléphone ! »
Lincoln leva de nouveau les yeux au ciel tout en levant également les bras en signe d’exaspération.
« On ne va pas se disputer pour quelque chose d’aussi stupide, je- »
Toutefois, il ne pu terminer sa phrase puisque quelque chose le coupa.
Le téléphone sonnait.

